
Griffe du chat-Griffe
du diable
Il semble
que ce soient les alcaloïdes oxyndoles, qui procurent à la Griffe de
Chat son efficacité, particulièrement pour stimuler le système immunitaire.
Les alcaloïdes et autres constituants de la plante, tels que les glycosides,
peuvent être le facteur ayant une action anti-inflammatoire, contribuant
à inhiber la multiplication des cellules cancéreuses, et antioxydants.
Elle s'utilise avec succès dans tous les troubles inflammatoires, comme
l'arthrite et les rhumatismes. Les études ont démontré que :
- Les
alcaloïdes de la griffe de chat, à l'exception de la rhynchophylline,
présentent des effets immunostimulants. In vitro, cette plante augmente
la phagocytose des macrophages et active les lymphocytes. Elle a aussi
des effets antimutagènes. Une étude menée sur des fumeurs a mesuré
l'excrétion de substances mutagènes dans l'urine. Après 15 jours de
traitement avec une décoction d'uncaria tomentosa, les mesures étaient
revenues à la normale.
- L'alcaloïde
rhynchophylline et ses dérivés ont des effets antihypertenseurs en
relaxant la musculature lisse. Ils peuvent également diminuer la fréquence
cardiaque et le cholestérol sanguin, dilater les vaisseaux de l'endomètre,
et relaxer la musculature de la vessie et de l'intestin (effet antispasmodique).
Un autre alcaloïde, l'hirsutine, inhibe les contractions de la vessie
et possède des propriétés anesthésiques locales. La mitraphylline
présente un effet diurétique.
- Les
glycosides de l'acide quinovique ont montré, in vitro, une activité
antivirale et, chez le rat, une activité anti-inflammatoire.
Il semble
donc que les études cliniques in-vitro confirment les effets bénéfiques
rapportés dans la tradition locale, particulièrement dans tous les problèmes
de santé nécessitant une augmentation des défenses naturelles et lors
de problèmes inflammatoires.
Toxicité
A ce jour
on ne connaît aucune toxicité ni effets secondaires à la Griffe de Chat,
son utilisation est cependant contre indiquée dans les affections du
système immunitaire et de la tuberculose. On déconseille également son
utilisation lors de prise d'insuline ou autre remède hormonal. Les femmes
enceintes ou allaitant devraient s'abstenir de prendre cette plante.
Dosage
On recommande
de pendre 2 à 3 fois par jour l'équivalent de 20 à 60 mg d'extrait standardisé
à 3%.
La Griffe
du diable tire son nom de l'aspect cartilagineux et poilu de son fruit.
Elle est originaire de l'Afrique, plus particulièrement de la région
du désert de Kalahari, de la Namibie et de Madagascar. Elle est également
connue sous son nom scientifique de Harpagophytum. Différents peuples
de ces régions préparent une décoction de tubercules, pour traiter
les troubles digestifs et l'arthrite. On utilise les jeunes tubercules,
qui se multiplient à partir de graines au printemps et sont déracinées
à l'automne. Les tubercules contiennent les principes actifs et sont
séparés des racines. La Griffe du diable est très réputée pour ses
vertus antiarthritique et antirhumatismal et est vendue dans les pharmacies
tout comme dans les boutiques de produits naturels.
Histoire
Depuis
des temps immémoriaux, les sorciers africains ont utilisés l'Harpagophytum
pour traiter les maux les plus divers. A maturité, les fleurs de cette
plante, donnent naissance à un fruit ligneux portant des excroissances
de longueur variable, prolongées par des griffes acérées. Cette configuration
particulière contribue à la dissémination de la plante : en effet, les
excroissances peuvent s'accrocher dans la crinière, dans la queue ou
s'incruster sous les pattes des animaux, dont la marche est alors sévèrement
affectée. Pire encore, elles peuvent s'implanter dans les mâchoires
et entraîner parfois la mort de l'animal. Ceci a valu à cette plante
herbacée rampante le nom de griffe du diable.
Mais c'est
en fait à sa racine que l'Harpagophytum doit ses propriétés bénéfiques.
En 1904, un fermier allemand vivant en Namibie fut, lors du soulèvement
des Hotentots, le témoin d'une guérison "miraculeuse". Le sorcier de
la tribu ne voulant pas livrer son secret, le fermier grâce à son chien
parvint à trouver le lieu précis où avait été arrachée la plante. Des
échantillons de la racine ainsi découverts étaient envoyés en Allemagne
: Harpagophytum procumbens D.C était identifié.
Bienfaits
La plante
est riche en harpagosides, principalement des glucosides iridoïques,
de l'harpagoquinone, des phytostérols, des sucres et des flavonoïdes.
La présence élevée de ces éléments, principalement les harpagosides,
sont probablement responsables de l'efficacité de la Griffe du diable
comme anti-inflammatoire et analgésique. Ces propriétés ont été démontrées
en 1992, lors de recherches effectuées en France. Toutefois les avis
restent partagés sur son efficacité. On utilise cependant la Griffe
du diable pour ses qualités :
- Anti-inflammatoire.
On l'utilise largement dans les états arthritiques et rhumatisants
; elle soulage aussi bien les douleurs musculaires que les crises
de goutte, les douleurs dorsales, les fibrosites et les arthroses.
- Analgésique.
Compte tenu de son efficacité dans le traitement des symptômes des
douleurs articulaires, l'harpagophytum semble devoir être considéré
comme un analgésique.
- Tonique
amer. Les herboristes considèrent la plante comme possédant de puissants
principes amers, tels que des glucosides iridoïques stimulant de la
fonction digestive. De nombreux troubles arthritiques sont associées
à une mauvaise digestion et à une mauvaise assimilation. L'effet stimulant
de la Griffe du diable sur l'estomac et la vésicule biliaire contribue
à sa valeur thérapeutique dans les problèmes arthritiques.
Références
: Whitehouse LW, Znamirouska M, Paul CJ. Devil's claw (Harpogophytum
procumbens): no evidence for anti-inflammatory activity in the treatment
of arthritic disease. Can Med Assoc J 1983;129:249-51. Grahame R, Robinson
BV. Devil's claw (Harpogophytum procumbens): pharmacological and clinical
studies. Ann Rheum Dis 1981;40:632.
Toxicité
La Griffe
du diable stimulant l'acidité de l'estomac, les personnes souffrant
d'ulcère duodénal ou de gastrite, ne devraient pas utiliser cette plante.
Dosage
Une posologie
quotidienne allant jusqu'à 4g est considérée comme normale.
Le Tilleul
est un arbre très populaire en Europe, il se développe très bien sous
des climats tempérés. Il peut atteindre une hauteur de 40 mètres et
lorsque vient le moment de la floraison, il parfume tout son environnement.
Le miel de fleurs de tilleul est réputé mondialement pour son excellente
saveur et ses vertus médicinales. Son bois est très recherché pour
sa légèreté et sa résistance. En herboristerie on utilise les fleurs
et l'aubier (bois tendre entre l'écorce et le cœur de l'arbre). L'infusion
de fleurs de tilleul est très populaire en France, pour ses vertus
relaxantes. Tandis que l'aubier est réputé pour ses vertus antispasmodiques
et décontractantes des voies biliaires.
Histoire
Selon
la mythologie grecque, la nymphe Philyra, enlevée par le dieu Cronos
apparu sous la forme d'un cheval, donna naissance au centaure Chiron.
Accablée, elle supplia les dieux de ne pas l'abandonner parmi les
mortels. Ceux-ci accédèrent à son désir et la changèrent en tilleul.
Bienfaits
Plusieurs
travaux, notamment de Raymond Cohen et J.Chariot, cités par le professeur
Léon Binet, ancien doyen de la faculté de médecine de Paris, ainsi
que la thèse de doctorat en pharmacie de Mlle Beaufalon et M. Tarbouriech,
de la faculté de Montpellier, France, signalent les effets décontractant
et cardio-vasculaire de produits à base d'aubier de tilleul. L'Aubier
de tilleul est réputé pour ses propriétés comme draîneur naturel.
Cité abondamment par Jean Palaiseul dans son fameux ouvrage "tous
les moyens de guérir hors de la médecine ", pour ses extraordinaires
résultats dans les cas de rhumatismes, goutte, sciatique, excès d'urée.
L'aubier de tilleul est également efficace dans les problèmes de calculs
biliaires.
Originaire
des régions tempérées d'Europe, d'Asie mineure et de l'Himalaya, on
utilise les feuilles récoltées au début de l'été et les baies en fin
de saison. Les feuilles contiennent de l'huile essentielle, des tanins
et de la vitamine C. En Europe les feuilles sont utilisées comme diurétique.
Elles ont également la propriété de fluidifier le sang et font baisser
la tension artérielle. Selon des chercheurs français, les feuilles
de cassis stimulent la sécrétion de cortisol par les glandes surrénales,
ce qui à pour effet d'augmenter l'activité du système nerveux sympathique.
Ce qui fait du cassis un remède adéquat pour lutter contre le stress.
Au Moyen
Âge elle était fort appréciée et on l'appelait "herbe aux abeilles".
C'est à partir de la Reine des Prés que l'on isola en 1890, l'acide
salicylique, plus connue sous le nom d'aspirine. On préconise toujours
son usage, particulièrement pour soigner les troubles gastriques et
les états inflammatoires, telle l'arthrite. Contrairement à l'aspirine
qui, à forte dose, provoque des ulcérations gastriques, la combinaison
des divers éléments de la plante, tels que les salicylates et les
tanins, ainsi que d'autres constituants, protègent les muqueuses stomacales
et intestinales. On utilise donc la plante comme un antiacide gastrique
qui réduit et neutralise l'acidité. Il est possible que l'inhibition
de l'acidité gastrique contribue à réduire le niveau d'acidité dans
tout l'organisme et à traiter de ce fait certaines affections articulaires.
Utilisé
à des fins médicinales depuis fort longtemps, surtout dans le nord
de l'Europe et en Asie. On utilise les feuilles, l'écorce et la sève.
Il contient des saponines, des flavonoïdes, tanins et de l'huile essentielle,
qui contient du salicylate de méthyle. Les feuilles de bouleau sont
réputées accélérer l'évacuation des déchets organiques dans les urines.
Elles éliminent également les calculs rénaux et biliaires, et sont
indiquée dans les cas de douleurs rhumatismales et la goutte. On prescrit
souvent le Bouleau associé à des plantes diurétiques pour traiter
les oedèmes.
Le Saule
blanc est surtout connu pour contenir de l'acide salicylique. On l'utilise
depuis des millénaires, ainsi que plusieurs autres espèces voisines,
pour soulager les douleurs articulaires et combattre la fièvre. Au
Ier siècle de notre ère, Dioscoride le conseillait déjà pour calmer
les douleurs lombaires. C'est un anti-inflammatoire, antirhumatismal,
il soulage la douleur et fait tomber la fièvre. La présence d'acide
salicylique aux propriétés analgésiques et anti-inflammatoires, le
rende très efficace associé à d'autres plantes pour soulager les inflammations
et accroître la souplesse des articulations atteintes.
Originaire
de l'Europe du Nord, et utilisée dans la fabrication de la célèbre
Bénédictine, la racine de l'Angélique est connue depuis longtemps
comme dynamisant et anti-infectieux. En Chine, l'Angélique est la
plante la plus utilisée pour soulager les troubles féminins. Des millions
de femmes prennent quotidiennement ce fortifiant pour régulariser
leur cycle menstruel et pour tonifier le sang.
Bienfaits
La racine
atténue les problèmes bronchiques et digestifs, stimule l'appétit
et le foie, soulage les rhumatismes et l'arthrite. En Chine, l'Angélique
est prescrite contre l'anémie et pour atténuer les symptômes liés
à une perte de sang (teint pâle, palpitations, etc.) Elle est aussi
une plante dite "réchauffante", qui améliore la circulation vers l'abdomen,
les mains et les pieds. Elle facilite la digestion et se révèle très
efficace dans le traitement des abcès et des furoncles.
La prêle
pousse un peu partout, dans les zones tempérées, surtout sur les sols
humides. C'est une plante primitive dont l'origine remonte aux énormes
arbres qui poussaient à l'ère primaire. Cette plante est très riche
en silice et silicates, dont une large proportion est soluble et peut
être facilement absorbée. Elle contient également du potassium, de
l'aluminium, du manganèse ainsi que 15 bioflavonoïdes différents.
Ces éléments contribuent aux propriétés diurétiques de la Prêle. Elle
exercerait également une action bénéfique sur l'arthrite.
Référence
: Castleman M. The Healing Herbs. Emmaus, PA: Rodale Press, 1991,
219-21. Weiss RF. Herbal Medicine. Gothenburg Sweden: Ab Arcanum,
1988, 238-9. Seaborn CD, Nielsen FH. Silicon: a nutritional beneficence
for bones, brains and blood vessels? Nutr Today 1993;28:13-18.